vendredi 18 novembre 2011

Vendredi 18 Novembre : impressionnant

Le commandant nous réveille à 7h ce matin, quand nous arrivons déjà en face du glacier Skua. Le temps est patagonien, mais cela ne nous décourage pas pour la sortie zodiac du jour. Nous nous habillons donc chaudement avec parka et sur-pantalon et nous sommes partis dans un labyrinthe de glaces. Le glacier Skua est moins large que le glacier Pie XI de la veille, mais aussi haut. Il doit également avancer plus vite vu la quantité de glace qui flotte sur le fjord.







D’ailleurs on l’entend craquer et voyons régulièrement tomber des morceaux de glace jusqu’à ce qu’un pan entier du front du glacier tombe dans la mer. Donc, mise en pratique des conseils de sécurité de la veille : les zodiacs se positionnent face à la vague qui arrive sur nous quelques secondes plus tard : impressionnant, mais tout se passe en douceur.












Nous rejoignons le Boréal pour le repas, et il lève l’ancre à destination d’un autre fjord pour le 3ème glacier de notre périple.
Ce qui est sympa c’est que les membres d’équipage qui ne sont pas de quart et les autres membres du personnel du bord qui ne sont pas de service peuvent également participer aux sorties en zodiac.
Il y a 12 zodiacs à bord en plus des 2 chaloupes de sauvetage qui nous servent également à débarquer lors des escales. Ce sont les officiers et les stagiaires qui pilotent les zodiacs. Ces derniers nous font part de la chance qu’ils ont de pouvoir faire leurs stages dans de telles conditions, en comparant à leurs camarades de promotion qui sont sur des porte-containers.




Pendant que nous déjeunons, on voit de plus en plus de glaces sur le fjord et au détour d’un méandre, le glacier "Asia" apparait et la chance nous sourit avec une éclaircie pendant que le Boréal se positionne face au mur de glace. En passerelle, l’équipage fait un calcul de la hauteur du front de glace à l’aide des instruments de bord : 320m de haut. Ici, pas de sortie zodiac, d’autant que l’on voit tomber des blocs de glace très fréquemment.






Pour terminer l’après-midi, un peu d’exercice à la salle de sport et une conférence sur l’île de Pâques. Nous vous avons déjà parlé de nos conférenciers. Ce sont des passionnés. Il y a Francisco, le chilien qui est ethnologue. Le second, Marcel, naturaliste costaricain ne se déplace pas sans sa paire de jumelles et ses bouquins sur les oiseaux qu’il avait même à bord du zodiac sous la pluie ce matin.
Sinon, pour répondre à Sam, Françoise va bien, car dans les canaux, il n’y a pas de houle. Mais la pression monte, car on approche du Cap Horn ….

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Qels merveilleux souvenirs ! ! !
Vous n'êtes pas près d'oublier cette croisière qui vous a reservé de tels paysages que vous ne soupconnier pas à votre départ.je suppose.
J'attends le fameux cap Horn.
Je suis bien contente que Françoise puisse faire face à toute ces péripéties.
Bisous.
Maman